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La Campagne de France : une guerre paradoxale

CAMPAGNE DE FRANCE

Brienne — La Rothière — Champaubert — Montmirail — Château-Thierry — Vauchamps — Mormant — Montereau — Bar-sur-Aube — Craonne — Laon — Reims — Arcis-sur-Aube — Fère-Champenoise — Paris

 

 Informations générales :

Date : Octobre 1813 - Mars 1814                                                                           Lieu  : Entre l'Alsace et Paris                                                                          

Issue : Victoire des Alliés

 Belligérants :

 Pajol-bataille montereau-campagne de france-napoléon-montereau    Empire français                                                                                           

Pajol-bataille montereau-campagne de france-napoléon-montereau  Royaume de Prusse                                                                                         Pajol-bataille montereau-campagne de france-napoléon-montereau    Empire d’Autriche                                                                                          Pajol-bataille montereau-campagne de france-napoléon-montereau    Empire russe

  

Commandants & Force en présence :

  Napoléon Ier : 360 000 d'hommes

Mikhaïl Koutouzov :
Gebhard von Blücher :                      1 000 000 d'hommes                             

Karl Philipp de Schwarzenberg :

 

La Campagne de France : une guerre paradoxale

Napoléon Ier affronte dans l'Est de la France les troupes coalisées de la Russie, de la Prusse, du Royaume-Uni, de la Suède, de l'Autriche et de plusieurs états allemands, anciens alliés de Napoléon, notamment les royaumes de Bavière et de Wurtemberg pour ne citer que les plus puissants. Les forces qui envahissent la France sont divisées en trois armées : 

- L’armée de Bohême, commandée par Karl Philipp de Schwarzenberg

- L’armée de Silésie, menée par Gebhard Leberecht Von Blücher

- L’armée du Nord avec Bernadotte à sa tête

Dans le camp de l'Empire Français, les pertes précédentes en hommes, en Russie et en Allemagne, sont trop importantes pour être compensées, d'autant que de nombreuses troupes sont restées en garnison dans les places fortes d'Allemagne. Avec une armée diminuée, inexpérimentée (les jeunes conscrits de 1814, les «Marie-Louise») et largement dépassée en nombre, Napoléon, s'il parvient à infliger plusieurs revers à ses ennemis, ne peut réellement reprendre l'initiative et exploiter ses quelques succès. Il tente d'arrêter, puis de contourner l'offensive ennemie et de la prendre à revers, alors que les Alliés se dirigent sur Paris et que les défections se multiplient. Les Alliés entrent dans Paris le 31 mars 1814.

La reddition de Paris, et le refus de combattre des généraux qui l'accompagnent, décident Napoléon à abdiquer à Fontainebleau le 6 avril.

Beaucoup de stratèges considèrent la campagne de France comme la meilleure des campagnes de Napoléon, avec la première campagne d’Italie. Avec une armée diminuée, inexpérimentée et largement dépassée en nombre, il parvient quand même à infliger plusieurs revers à ses ennemis.

 

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